Le grand tétras ou Grand coq de bruyère

Il est aussi connu sous le nom de tétras des bois. C’est le plus grand membre de la famille des tétraonidés, atteignant plus de 1 mètre de longueur et 4 kg. Présent dans le nord de l’Europe et en Asie, il est renommé pour son exposition d’accouplement unique. Le mâle est appelé « coq » et la femelle est appelée « poule ». Les mâles et les femelles peuvent être facilement identifiés individuellement par leur taille et leur coloration.

Grand Tetras male
Grand Tetras male

Les caractéristiques physique du grand tétras

Le mâle (coq) est beaucoup plus gros, pesant en moyenne 4,3 kg et pesant jusqu’à 6,3 chez les plus gros. Le mâle peut mesurer de 74 à 100 centimètres de longueur et son envergure est d’environ 1,2 mètre. Les plumes du corps sont de couleur gris foncé à brun foncé, les plumes de poitrine sont vert foncé brillant métallique. Le ventre et le dessous de la queue varient du noir au blanc selon la race. Le coq de bruyère femelle (poule) est beaucoup plus petite, pesant environ la moitié moins que le mâle. Son corps, du bec à la queue, mesure environ 54 à 63 centimètres de long, son envergure est de 70 centimètres et elle pèse environ 2 kg. Les plumes de ses parties supérieures sont brunes avec des rayures noires et argentées, sur la face inférieure, elles sont plus claires et jaune buffle.

Les mâles et les femelles de cet oiseau ont une tache blanche à l’avant de l’aile. Ils ont des pattes à plumes, surtout pendant la saison froide pour se protéger du froid. Leurs rangées d’orteils de petites punaises allongées en corne donnent un effet raquette. Ils se distinguent aussi très facilement par la taille de leurs empreintes. Il y a une tache rouge vif de peau nue au-dessus de chaque œil. Ils ne volent pas de manière élégante en raison de leurs poids et de leurs ailes courtes et arrondies. En décollant, ils produisent un bruit de tonnerre qui effraie les prédateurs. En raison de leur taille et de l’envergure de leurs ailes, ils évitent les forêts denses lorsqu’ils volent. Pendant le vol, les coqs de bruyère se reposent en courtes phases de vol plané, leurs plumes produisent un sifflement.

Grand Tétras femelle
Grand Tétras femelle

Son Habitat

Il vit dans des régions montagneuses avec des forêts de conifères ouvertes où il y a une végétation herbacée abondante, de l’eau et des baies.

En France, il a disparu du massif Alpes mais on le trouve dans quelques régions où il devient rare commes les Cévennes, les Vosges, le Jura ou les Pyrénées. En Europe on trouve le Grand Tétras dans la Cordillère Cantabrique, Forêt-Noire, Alpes suisses et Jura, en Allemagne et Europe de l’Est, Scandinavie, Pays baltes.
En Russie (Oural) au nord du Kazakhstan et Nord-Ouest de la Mongolie on trouve encore des représentants de cette espèce.

L’alimentation du grand coq de bruyère

C’est un herbivore qui se nourrit d’une variété d’aliments, notamment de bourgeons, de feuilles, de baies, d’insectes, d’herbes et en hiver essentiellement d’aiguilles de conifères. Vous pouvez identifier les restes de nourriture dans leurs excréments, qui mesurent environ 1 centimètre de diamètre et 5 à 6 cm de longueur. La majeure partie de l’année, les fientes sont de consistance solide, mais pendant la période des bleuets un aliment qu’ils adorent et qui représente l’essentiel de leur régime alimentaire pendant cette saison les fientes deviennent sans forme et noir bleuté.
En hiver lorsque la neige empêche l’accès à la végétation au sol, le grand tétras passe presque tous sont temps sur les arbres, se nourrissant d’aiguilles de conifères d’épinette, de pin et de sapin ainsi que de bourgeons de hêtres et de sorbiers. Un grand nombre de survivants déclinent, même dans le cadre d’efforts massifs pour les élever en captivité et les relâcher dans la nature. Les menaces les plus graves pour l’espèce est la dégradation de l’habitat, en particulier la transformation de forêts en plantations de bois mono-espèce, les oiseaux qui entrent en collision avec des clôtures érigées pour empêcher les cerfs d’atteindre les jeunes plantations. L’augmentation du nombre de petits prédateurs (le renard roux, belette…) en raison de la perte de grands prédateurs cause également des problèmes dans certaines régions. Ailleur le déclin est dus à une chasse excessive, bien que la réglementation sur le gibier dans de nombreuses régions aient mis fin à cette pratique.


crédit photo : Richard Bartz, Munich aka Makro Freak [CC BY-SA 2.5 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5)]

Le mode de reproduction

La saison du rut s’étend de mars à mai. Le grand tétras male avec sa queue déployée crie à l’aube et au crépuscule à partir d’un point élevé attirant les femelles ; ces cris ont donné ce nom à l’animal car on disait qu’ils étaient semblables à ceux de l’auroch (bovin éteint). Puis il se pose sur le sol et couvre un territoire de 50 à 100 m de diamètre en continuant ses revendications amoureuses. Il peut copuler avec plusieurs poules dans une même journée.

Les femelles pondent entre cinq et douze œufs dans un trou creusé dans le sol où elles sont des cibles faciles pour les sangliers, les chiens, les belettes et les renards. La mortalité des poussins est très élevée au cours des premières semaines de vie, de sorte que leur population augmente très lentement.

Le grand Tétras une espèce menacée ?

Le grand tétras (Tetrao urogallus) est classé vulnérable sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) en France. A cause de son mode de reproduction, la chasse et surtout la disparation de son habitat naturel que cet animal est en voie de disparation. En 2013 les Pyrénées (essentiellement  les départements de : Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Ariège et Pyrénées-Orientales) abritaient 90% de la population nationale estimé à 3700 têtes.